Salut les jeunes!!
vendredi 26 mars 2010
Bye Bye
Salut les jeunes!!
lundi 22 mars 2010
Suite... et fin! (pour Ludo du moins..)
Par cet article, c'est la fin de mes aventures en Nouvelle-Zelande que je vous raconte. Anthony a une autre idee en tete afin de continuer a vous relater son voyage. Quant a moi, il y aura peut-etre un nouveau blog pour la nouvelle ile a visiter...
Mais avant d'en dire plus, voici la suite..
Je m'etais arrete a Hamilton, ville assez importante situee a quelques 150-200 bornes d'Auckland.
Je me rend donc a un balckpacker pas comme les autres, situe a quelques km de la ville, en pleine campagne. Et pour cause! Le proprietaire est farmer dans une exploitation laitiere. J'arrive en debut d'apres-midi, les seuls occupants etant les locataires comme moi, ils me font l'etat des lieux, et m'explique qu'ici c'est vraiment pepere! Je me pose l'apres-midi a diverses choses, et me rend le soir pour voir la traite des vaches, mais un peu trop tard.. Je tape la causette avec une suisse d'une 30aine d'annees qui ne sait plus si elle doit retourne derriere son bureau du credit suisse, ou tout plaquer pour revenir l'annee prochaine bosser ici, dans la ferme.. Mes talents de psychologue ne feront que renforcer son incapacite a se decider, au moins pour ce soir...
Le lendemain matin, debout a 5h30! Eh oui, si je veux assister a la traite de 6h, pas de temps a perdre! Je retrouve la suisse donnant un coup de main au farmer, que je decouvre tres agreable, et tres marrant. Aucun interet de comparer une traite a la neo-zelandaise a une traite francaise. Ici, il y a un peu plus de 200 vaches a passer en 1h1/2-2h.. Elles viennent 20 par 20 et reste 6-8min a donner le peu de lait qu'elles ont, car la est la difference. Ce n'est pas la quantite de lait par vache, mais le nombre de vaches qui fait que ce sont des bourrins du lait au niveau mondial. Ils se permettent meme de ne pas les traire l'hiver, elles restent dans le champ!
Apres ce "retour aux sources" (d'une certaine maniere), je me rend sur une nouvelle ascension, le Pirongia track. C'est une belle rando qui m'amene a grimper, et grimper le long des cretes de ces petites montagnes d'a peine 1000m. Je commence par du sous-bois, pour parvenir a un sommet, pour redescendre dans le sous-bois, et ainsi de suite... Je ne dirai pas que j'ai une cadence soutenue, ca serai mentir.. Je suis plutot en train de courrir, sauter, m'aider des branches des arbres a dispositions, glisser!!! Une forme olympique m'envahit, je ne sais pourquoi, et "bacle" un peu cette belle rando! Je n'y croise qu'un couple, a l'allure plus moderee. Arrive au top, un point de vue magnifique, aide par une espece de passerelle, s'offre a moi, me rappelant mes derniers tracks: de ce cote, j'apercois le Mont Egmont, plus a gauche, le Tongariro avec ses plus hauts sommets... Vraiment hallucinant! Merci le beau temps une fois de plus! Et la cote avec sa Mer de Tasman pas tres loin...
La descente se fait au meme rythme, name of God! Et une fois de plus, je me retrouve comme un blaireau a ne pas savoir quoi faire de mon apres-midi...
Eh bien tant pis! On va faire de la route! Je me promene dans la campagne, en direction d'Auckland a un rythme oppose de ma rando: pas plus de 50-60 a l'heure. C'est que le reservoir n'est pas infini, et puis j'ai le temps!
Je me retrouve dans les bouchons d'Auckland vers 17h.... Ca me manquait tiens! Apres 2h de poireautage, j'arrive sur la cote ouest ou je pensais prendre un bain avant de me piauter: que neuni! Les vagues, beaucoup trop grosses, les courants, ben yen a dans tous les sens... Bon, ben on va se laver dans le batiment des chiottes.. Et se faire reveiller en pleine nuit par un con...nard d'un service de securite (le pauvre, y fait son boulot..) qui m'invite a degager du parking pour aller me garer quelques metres plus sur la rue, normal quoi. Pour des "raisons de securite", c'est vrai que c'est plus prudent le long de la rue...
Le lendemain, un peu barbouille, je me rend jusque Wangarei, a mi-route entre la pointe Nord de l'ile et Auckland. J'avais repere le matin un petit trackl sur une nouvelle peninsule au nord de cette ville.
Je me rend dans un sympathique Backpacker, ou je rencontre quelques francais (depuis le temps!).
Pour parvenir a cette nouvelle rando, un peu de route est necessaire et meme un peu plus que prevu.. Mais le ciel, nuageux hier, laisse place au soleil aujourd'hui!
Je ne connaissais pas du tout l'endroit avant d'y arriver mais je n'ai une nouvelle fois, pas regrette mon choix, hasardeux il faut l'admettre..
Ca attaque relativement fort des le debut, mais les jambes sont au rendez-vous! Je double un groupe de personnes, et m'apercois qu'ils se sont equipes comme pour un trek de 2jours.. Etrange.. J'avais remarque sur la carte et par comparaison qu'il est assez long, mais de la a y dormir... Un panneau de distance a parcourrir me fera admettre qu'il s'agit donc d'un trek de 7h aller! Mmmmokay! Avec mon tuperware de couscous et de poulet, ainsi que mes 2litres d'eau, j'ai interet a cravacher si je veux faire l'aller et retour dans la journee! Et c'est reparti pour une cadence de bourrin!
Mais les vues sont magnifiques et me font repenser aux belles eaux de l'Abel Tasman precedemment fait avec nos amies japonaises sur l'ile du sud en janvier, ainsi que Paul et Anthony... Sauf que les plages sont a plusieurs dizaines de metres plus bas!
Ca monte et ca descend, en suivant le relief de la crete de la peninsule, pour me faire arriver a la derniere ascension, physique celle-la! Et je redescends jusqu'a la hutte pour une courte pause de 20-25min, admire le paysage, et repars!
Je me permettrai un peu plus de pause sur le retour, la fatigue commencant a pointer le bout de son nez, et j'ai pu refaire le plein de flotte, chose dont je n'etais pas sur a l'aller et qui m'obligeait au rationnement pour le retour... Tout un programme..
Je croise les gens precedemment doubles, et arrive au terme de cette rando, en 7h.. Un petit bain me fera le plus grand bien! J'etais rince! Interieurement et exterieurement!
Apres une petite pause, quand meme, je reprends la route, mais sans depasser les 40-50 a l'heure! Le reservoir n'a jamais ete aussi bas, et il n'y a pas de station avant 60bornes! Qu'importe, un peu de reagge et de la patience (des autres conducteurs generalement..) feront l'affaire!
Je dois me rendre le soir dans une petite ville du nom de Warkworth, pour y trouver un parking afin de me reposer. Le lendemain matin, direction Auckland et le definitif retour a la civilisation, en Nouvelle Zelande du moins...
J'arrive donc le dimanche dans la matinee et retrouve le meme backpacker qui nous avait heberge les premieres nuits de notre arrivee, Bamber House Backpacker. Un peu de familiarite, ca fait du bien apres un mois de vadrouille.
Je ne perd pas de temps en mettant aussitot la voiture en vente sur un site d'annonce, c'est que la periode ne se prete pas trop aux ventes. Le marche commence a saturer, car une bonne partie des travellers bouge. Rien qu'au bakpak, nous sommes 4francais a vendre une caisse. La partie s'annonce serree..
Mais la bonne ambiance me fait apprecier le retour en ville. Une bande d'une petite dizaine de francais m'accueille comme si on se connaissait depuis des lustres, ce qui fait que je me couche le lundi matin, a 6h.... Les bonnes habitudes qui reviennent!
L'apres-midi, je bouge avec un des pote a un "garage backpacker", endroit ou les travelers posent leur caisse pour quelques jours histoire de la vendre. La nana nous explique que ca commence a se remplir, et que ca ne part pas vite du coup...
A peine le temps de revenir se poser au bakpak, coup de telephone, annonce vue sur internet, essai de la voiture, petite negociation sans faire baisser le prix, voiture vendue! C'est pas du gateau ca!?
Le soir me permet de prendre mon billet d'avion pour ma future destination: l'Australie.
Je dois m'y rendre dimanche prochain, et y retrouver une francaise! Il s'agit d'Anne, cousine de mon cousin Gaby qui vit la-bas avec son mari australien. Apres une rapide rencontre sur Andel avant ce premier voyage, ils m'avaient propose de m'arreter les voir si ce pays etait sur ma route..
Il ne me reste plus qu'a regler quelques details pendant la semaine afin d'effectuer un nouveau deaprt!
Voila donc presque 5mois1/2 de Nouvelle-Zelande, avec ses rencontres, ses paysages, ses activites, ses soirees, un climat royal (en ce qui nous concerne pour les vacances et pour mon dernier mois), et un apprentissage de l'anglais avec une option: le japponais!
Dur de condenser les multiples sentiments en rapport avec ce voyage et de les exprimer.
Cependant, je peux deja dire que c'etait de bonnes vacances, mais que j'ai hate de retourner au charbon (charbon, au double sens du terme peut-etre..)!
Je me permet deja de vous remercier de nous avoir lu, il parait que vous etes plus nombreux qu'on ne l'imagine. Et j'espere que notre narration et nos images vous donneront envie, si ce n'est pas fait, de voyager dans des pays comme celui-ci: atypique.
Mais tout n'est pas encore dit, Anthony vous fera vivre l'hiver neo-zelandais... Bon courage gazier!
Vulcania: Part II
Bonjour a tous!
dimanche 14 mars 2010
Vulcania: Part I
Un peu d'eau a coule sous les ponts depuis notre dernier papotage. Surtout chez vous il parait, car ici, a part quelques petites ondees, nous ne sommes pas trop a plaindre!
Et c'est en matiere de touriste que je vais prendre la parole: Anthony vous a explique precedemment qu'il doit prolonger son sejour a Blenheim, tandis que de mon cote j'attends la fin du mois pour migrer vers l'Australie. En attendant donc, je me promene a travers l'Ile Nord, que nous avions furtivement apercu lors de notre arrivee, a bord du monstre de l'asphalte: le super-tank Subaru!
Premiere etape: Wellington.
Pour y parvenir, le ferry relie les deux iles en 3h de traversee. Apres avoir loge la caisse dans le ventre de ce « flotteur », je monte sur sa terrasse afin d'admirer la beaute des Queen Charlotte Sounds. Malgre un soleil de plomb, une 'tite laine n'est pas de trop car le vent souffle relativement bien au detour de ces ilots. Etonnamment ce n'est plus le cas lors du passage dans le detroit de Cook. En plus des moutons m'accompagnant dans leur camion, quelques dauphins sont venus surfer les quelques remous autour du ferry!Plusieurs centaines de metres sont necessaires pour trouver une place ou garer la caisse gratuitement par rapport au backpacker deniche non loin du centre. Celui-ci est un des plus baleze que j'ai pu voir jusque la, mais ce n'est pas ce qui favorise la relation avec les autres occupants. Le vendredi soir sera donc consacre a un rapide reperage du centre et de ses ruelles.
Le vendredi, je me dirige vers les batiments administratifs comme le Parlement, vers l'ancienne cathedrale de la ville toute construite de bois et aussi chaleureuse qu'un pub, a comparer avec la froideur de la nouvelle cathedrale situee a quelques dizaines de metres (tres speciale...). Je remonte les ruelles pour me retrouver dans le jardin botanique de la ville. Il a ete faconne sur les pentes surplombamt la ville, ce qui donne un sacre atout pour les multiples realisations. Je ne m'etale pas sur chaque theme elabore, j'en termine par une particularite: un cimetiere jouxtant le parc, se traverse pour revenir vers le centre administratif et financier de la ville. Mais avant d'en sortir, je dois emprunter le pont me permettant d'aller sur l'autre rive de ce qui sert de peripherique, finir le cimetiere et enfin je suis a nouveau dans le centre!
Apres un rapide lunch, je reprends mon role de touriste pour aller visiter le Museum of Wellington City and Sea. Un flashback des annees passees le long des quais de la ville, avec des faits tragiques mis en scenes et une exposition zen interpretee par des « saladiers » de verre transparent remplis d'eau, poses sur une dizaine d'etageres dont l'ensemble monte a 5-6 metres. Un halo de lumiere balaie les recipients creant ainsi des trajets de lumieres sans coordination entre eux, que seul vient perturber un fond sonore assez reposant.
La prochaine etape est une galerie d'arts non loin de la. Mis a part quelques travaux d'artistes divers, la « National Gallery » propose en ce moment certains tableaux d'une femme renommee, au moins dans le pays, du nom de Seraphine Pic, ou quelque chose comme ca... Certains sont assez troublants, d'autres amusent. Œuvre egalement surprenante: un artiste a enregistre une chorale separement suivant chaque types de chanteurs, et a dispose des enceintes en ovale dans une grande piece. Vous vous mettez au milieu et essaye de distinguer chaque voix.. Apres quelques photos prises dans les rues et le port, je me decides a aller voir Avatar au cinema, qui affiche malheureusement complet. On remettra ca a demain. Apres une mousse et re-quelques photos (nocturnes cette fois-ci), au dodo!
Le programme de samedi s'annonce cool: recherche de tracks au Department Of Conservation pour la semaine prochaine, visite du musee TE PAPA, et nouvel essai Avatar!
L'impressionnant batiment qu'est le Te Papa museum abrite de belles expositions en commencant par l'histoire et la pre-histoire des iles de Nouvelle-Zelande, avec sa geologie, sa faune et sa flore existantes ou disparues. S'en suit l'arrivee des Maoris, leurs modes de fonctionnement, leurs habitats, leurs modes de transport maritimes, leur religion, leurs guerres, leur art. Meme chose pour les premiers colons europeens. Dans un coin du musee figure une carte interressante representant la surface de foret sur les 2iles suivant les epoques: avant l'arrivee maorie(vers 1300): 85%; avant l'arrivee des colons(1800): 60%; maintenant: 25%. No comment. Les 4eme et 5eme etages sont respectivement dedies a la faune actuelle et une exposition sur le metier de farmer, et une exposition d'arts.
En etant aller acheter mon billet en avance, j'ai pu regarder Avatar. Bon, les images 3D c'est pas mal quoiqu'un peu fatiguant, c'avait beau etre en anglais, c'etait pas bien complique a comprendre, et j'ai ete finalement un peu decu par la maigreur du scenario..
Je profite du dimanche et de ses rues non-encombrees pour m'eclipse de la capitale, et me diriger vers l'Est et Upper Hutt pour commencer. Ya rien. Prochaine etape: Masterton. Ya rien, a part une pause public toilets. Je me decide donc a chercher des routes moins directes, moins monotones. Mon choix s'avere bon car de nombreux paysages de minis-montagnes se presentent. Avec un soleil jouant a cache-cache au hasard des nuages, les photos ne sont que mieux! Je pose mes valises en fin d'apres-midi dans un petit backpacker de Palmerston North, contrastant avec « l'usine » dans laquelle je crechait a Wellington. Et me prepare a ne rien faire pendant la journee qui va suivre, car deux de nos amies japonaises Mika et Mariko, doivent me rejoindre en provenance du nord. Elles sont sur le point de terminer leur periode Holiday avant de rejoindre l'inevitable Blenheim et nous avons convenu de passer quelques jours ensemble.
Nous partageons le repas du lundi soir au backpacker et je les retrouve le lendemain en fin de matinee pour s'en aller vers une visite d'entreprise. C'est qu'on ne chome pas ici! Enfin, il s'agit de l'usine Tui, qui fabrique une des bieres les plus vendue du pays. Sur 2h de presence sur le site, 1/2h est consacree a la visite, l'heure et demi restante au testing de 3bieres differentes compris dans le ticket d'entree.. Le retour se fait plus... joyeux qu'a l'aller! Nous nous installons au pied du lac de Levin, petit bled au sud de Palmerston North. Repas a la belle etoile, visionnage de The Nightmare Before Christmas (L'etrange Noël de Mr. Jack, en francais, ndrl), et au dodo!
Pendant que Mika passe sa journee a se promener a la plage et dans les environs, Mariko et moi-meme allons faire une petite randonnee de 4h dans les Tararua Range, avec a la cle: une magnifique vue de la cote a quelques dizaines de kilometres, non sans mal etant donne la pente et le soleil en partie radouci par les arbres. Le soir, rebelotte, ou presque! Nous nous preparons un festin (digne d'un camping bien entendu) accompagne par un pas-mauvais Shiraz et du camenbert qui va bien.. Manquerai quand meme du bon pain!
Nous nous separons le lendemain pour des directions opposees, les filles rejoignant la capitale, et moi remontant vers Wanganui, accompagne par la pluie! Ca faisait longtemps! Ca ne me maquait pas pour autant, mais tant que c'est a petite dose... Finalement, apres une pause public toilets dans cette ville, je decide de pousser jusqu'à New Plymouth afin de preparer le track du lendemain: Mont Taranaki ou Mt Egmond, c'est le meme. Petite nuit en backpacker histoire d'etre au mieux de ma forme.
Et j'en ai bien besoin! Je me rends a North Egmond, dernier petit village situe a 945m d'altitude avant d'attaquer le track.
J'entame l'ascension vers 9h45, dans la puree. Un nuage m'empeche de voir ma progression, mais la déclivité s'accentue a mesure que je progresse. Un mec me double des les premiers 500m, en me disant qu'il n'avait jamais fait ce chemin auparavant.. Soit il est costaud, soit il fou. Je continue a mon rythme et ne perds pas de vue mon lievre, malgre le nuage toujours present. J'arrive a une premiere hutte (et finalement la seule) et m'accorde une premiere pause. Je me rends compte de mon allure soutenue grace a un panneau indiquant 1h pour descendre jusqu'au village, temps que j'ai mis en montant... C'est pas mal.
Apres m'etre change, je reprends le chemin, et la ca attaque severe! Franchissement d'une « Avalanche Path », puis escalade (le mot n'est pas de trop vu la longueur) d'un escalier interminable pour les genoux. Mais le prochain terrain ne joue pas les radins en terme de difficulte: la montagne est en fait un ancien volcan eteint dont les flancs en altitude sont recouverts de roches volcaniques, tres legeres, donc tres mouvantes. C'est a peu pres la meme impression que de marcher dans du sable, sauf que si on glisse c'est sur une bonne dizaine de metres grace au fort pourcentage. Ce passage me fait rejoindre mon « lievre ».
La difficulte du terrain ajoutee a un temps pas tres clement, nous decidons de continuer ensemble. Il s'agit d'un australien d'environ mon age en vacances dans son pays natal, en short, pompes styles Vans et sweet a capuche. Les outils ideaux pour affronter n'importe quel track en fait. Apres la longue portion de graviers glissants, nous abordons la partie du track la plus dure, dont l'aspect se situe entre de la randonnee et de l'escalade. A mesure que nous montons, la temperature elle, degringole. Une pluie fine s'ajoute a ce moment « paradisiaque ». Nous croisons quelques personnes, mais pas plus. Arrive presqu'en haut, une derniere difficultee s'ajoute: la glace. Le vent etant tellement froid, l'eau des nuages se cristallise des qu'elle est en contact avec le sol. Nous avancons a tatons, et parvenons au sommet!! Il est 12j45, soit 3h apres mon depart, pour arriver a 2518m d'altitude. Pas mal!
Mais pour 5min pas plus! Le temps de casser une croute, de prendre la preuve photographique entre deux nuages, de violents courants d'air glaces nous depechent de redescendre! Pour ma part, mes mains se sont tetanisees en quelques secondes! La sensation est peut-etre meme pire que lorsque je devais prendre des outils geles pendant le boulot les hivers precedents! En ce qui concerne mon compagnon d'une journee, je n'imagine meme pas comment ses vetements devaient etre efficaces! Nous rattrapons a mesure les personnes precedemment croisees, pour un retour sans trop de buches.. Et sans encombre, car il est 14h45 quand nous arrivons au bled, soit 5h apres mon depart. Pour un track qui devait durer entre 8-10h, c'est pas mal! Et ca s'est finalement bien goupille, car la pluie fait son retour dans la vallee..
Apres ce moment sportif de la journee, place au moment bagnole, une nouvelle fois. Je longe la cote, prends quelques photos et me rends en direction du Tongariro National Park. En direction seulement, car les routes qui traversent le pays ne se pretent pas a de la haute vitesse, ma fatigue joue egalement en ce sens et la selection de Groundation (groupe raegge) sur mon iPod fini par me faire vraiment prendre mon temps. Je flane plus que je ne roule! Je m'arrete admirer une cascade au travers de quelques champs de moutons, roule a 30 sur les gravel roads et 50-60 sur les routes bitumees... Tout ceci « m'oblige » a m'arreter une nuit au fin fond d'un no man's land dans un camping perdu dont une dame tres courtoise m'y accueille. J'adopte un rythme 1nuit backpacker/1nuit voiture qui s'avere pratique tant en facilite de voyage qu'economiquement.
La nuit et le lendemain matin se la jouant frisquets, je ne perds pas de temps en reprenant la route vers National Parc, nom du bled avant les volcans du Tongariro Park. Les interminables lacets et paysages de cette « Forgotten Highway » me font a nouveau adopter une allure pepere.
Arrive a mon nouveau backpacker d'une nuit, je croise une ancienne connaissance: un americain aux dredlocks et a la barbe rousse precedemment croise dans un backpacker de Nelson au debut de notre voyage y fait egalement halte. La derniere fois, une (ou deux) «droles de cigarettes» avaient accompagne la soiree. Memes gaziers, meme combat! La fin d'apres-midi me permet toutefois de me reposer et de preparer la suite...
Ps: pour les photos, desole mais le blog merde un peu donc tout est pele-mele...
samedi 13 mars 2010
Un nouveaux depart!!!
bien le bonjour a tous de blenheim!


